Travailler avec un développeur à distance ?

Travailler avec un développeur
à distance ?

programmer a distance

Avatanges ou inconvénients ?

Si vous cherchez à créer une application, mais que vous n’avez jamais codé une ligne de codes de votre vie, cet article vaut de l’or.

Les grandes difficultés rencontrées par ceux qui veulent se lancer dans une avanture entreprenariale, sont de trouver un développeur à proximité avec un bon rapport qualité prix, mais malheureusement les bons développeurs se font très rares.

Arthur Del Piano

Ici Arthur Del Piano un entrepreneur que nous avons rencontré par internet, nous partage son expérience personnelle, avec un développeur à distance.

Son expérience vous permettra de trouver une solution pour votre application.

Il est de plus en plus commun de travailler avec un développeur à distance.

C’est peut être une très bonne chose. À condition de savoir s’y prendre.
Que ce soit pour lancer une start-up ou tout simplement créer un site internet pour donner de la visibilité à son activité. Au premier abord, travailler avec un développeur peut effrayer. En effet, nous ne parlons pas son langage et ne connaissons pas son jargon. Et l’inconnu par nature fait peur ! Et qu’en est-il lorsque par-dessus ça, nous travaillons avec un développeur à distance ? Un développeur que nous ne voyons pas au bureau tous les jours. C’est la double peine 😉

Bonjour, je me présente. Je m’appelle Arthur, j’ai 28 ans et je vais lancer la solution Easy Lunch dans les restaurants bordelais en octobre 2019. Alors OK, je ne suis pas expert en entrepreneuriat et je ne suis pas à la tête d’une start-up valorisée à plusieurs dizaines de millions de dollars. Je veux simplement faire part de mon expérience actuelle. À savoir, travailler avec un développeur à distance. Je vais en effet vous expliquer comment je gère la relation au quotidien. Mon objectif, c’est de montrer qu’il est possible de travailler avec un développeur à distance. Je sais que certaines personnes préfèrent « avoir le contrôle ». Mais de mon expérience, le plus important me semble se trouver dans l’organisation des relations de travail plutôt que dans la proximité.

Je vais donc vous raconter mon histoire. Tout d’abord, je reviendrai sur ma première expérience avec une agence de développement informatique. Et je vous parlerai ensuite de mon association actuelle avec un développeur. J’analyserai mon expérience en me questionnant sur ce que j’ai bien fait et sur ce que j’aurais pu mieux faire. Étant également consultant en gestion du temps et en efficacité, vous verrez que je fais beaucoup référence à la productivité et au gain de temps.
J’ai commencé à travailler avec une agence informatique

A – Contexte

Lorsque j’ai lancé mon premier produit en 2018, j’ai eu recours à une agence informatique située à 20 minutes de voiture de mon domicile. Et pourtant, nos relations ont été quasi-inexistantes. Du moins au départ.

Nous nous sommes vus en janvier 2018 dans les locaux de l’agence pour la présentation de mon projet devant toute l’équipe. J’avais préparé un cahier des charges fonctionnel et leur ai présenté plusieurs maquettes Powerpoint de ce que j’attendais pour mon application.

Nous nous étions mis d’accord sur une durée de développement de deux mois. Et pourtant, au bout de deux mois si je me souviens bien, j’avais reçu uniquement les maquettes. Qu’ils avaient redesignées par rapport à mes maquettes Powerpoint. Et heureusement 😉

Bref pour vous la faire courte, l’application a été lancée en septembre 2018 soit 8 mois après le début des développements. Voici donc un récapitulatif des rencontres avec l’agence:
Janvier 2018 : première rencontre / présentation du projet
Mars 2018 : deuxième rencontre : présentation des maquettes et de l’avancement du projet
Mai 2018 : troisième rencontre
Juin 2018 : quatrième rencontre
Juillet 2018 : premiers tests sur l’application
Août 2018 : lancement officieux de l’application
Septembre 2018 : lancement officiel de l’application
Je vous la fais courte. Sachez cependant qu’il y a eu des échanges par mail entre les différentes échéances. Je crois même qu’il y a eu une ou deux rencontres de plus mais je n’en suis pas certain. Bref, on constate que les rendez-vous étaient plutôt espacés. Alors que nous étions à côté 😉

B – Analyse

J’évoque le contexte de manière volontairement rapide car le plus intéressant me semble se trouver dans l’analyse de la situation. Revenir sur ce qui a été bien fait pour le refaire à l’avenir. Et analyser ce qui a été moins bien fait pour s’améliorer. Voici donc les enseignements que j’en ai tirés :
Se concentrer sur ce qui est important
Premier point d’amélioration. Et je m’en suis servi pour le second produit que je vais lancer : aller à l’essentiel. Aussi bien pour les fonctionnalités du produit. Que pour le contenu du cahier des charges. Il y avait trop d’informations. Et comme on dit : « Less is more » (Moins est plus). En allant à l’essentiel, vous enlevez tout ce qui est superflu. Oui je sais c’est logique 😉 Et c’est plus simple pour votre interlocuteur (dans le cas du cahier des charges) que pour votre utilisateur (dans le cas de votre appli). Plus ce que vous demandez est « simple », plus la compréhension des enjeux sera facilitée. Et plus les développements informatiques seront rapides et efficaces.

Si j’avais épuré mes maquettes et simplifié mon concept, j’aurais lancé mon produit bien plus tôt. Ce que je retiens, c’est qu’il est plus facile de commencer avec un produit simple (Minimum Viable Product) et de rajouter des fonctionnalités au fur et à mesure plutôt que d’arriver directement sur le marché avec un produit « complexe ». Imaginez si Facebook s’était lancé avec le produit qu’ils ont aujourd’hui. Un peu complexe à comprendre pour les utilisateurs non ? Et un peu plus complexe à développer que la version de l’époque 😉
Un contact plus régulier
J’ai laissé trop de temps entre les différents rendez-vous. Avec le recul, je ne sais même pas comment j’ai pu laisser faire ça… 2 mois entre le premier et le deuxième rendez-vous ! Vous imaginez ? Si l’agence part dans une mauvaise direction, elle a le temps de partir loin en deux mois…
Si c’était à refaire, je demanderais à l’agence qu’on statue à l’avance sur les « règles » régissant notre collaboration. Comment communique-t-on ? À quelle fréquence ?… Ce n’est pas tant la distance qui compte, mais l’organisation de la relation de travail entre votre développeur (ou l’agence) et vous.
Prendre ses responsabilités
Sûrement un des meilleurs enseignements. C’est quelque chose que je pense avoir plutôt bien géré. Et c’est également un élément que cette expérience m’a permis d’améliorer. Prendre la responsabilité de tout ce qui m’arrivait. Au départ, j’avais tendance à penser que le retard dans les développements était uniquement de la faute de l’agence. Avec un peu de recul, j’ai pu en tirer d’autres conclusions. Si l’agence a pris du retard, c’est peut-être parce que :
Je ne suis pas assez présent. Je ne leur fais pas assez ressentir que c’est important pour moi. Sans les harceler pour autant 😉

Je ne suis pas assez clair. Je n’arrive pas à leur faire comprendre ce que j’attends concrètement. Mes demandes sont confuses.
Je change souvent d’avis. Ce qui est tout à fait normal puisqu’il faut être à l’écoute du marché. Mais je ne peux pas demander à l’agence de respecter les délais si je change mes consignes tous les trois jours 😉
Alors OK, l’agence avait également une part de responsabilité. Mais que pouvais-je faire ? Avant de leur demander de s’améliorer, il me semblait évident de commencer par moi. Donc au fur et à mesure de l’avancée de notre collaboration, je précisais mes demandes, demandais des clarifications et étais plus présent. Et magie, les développements sont devenus plus efficaces 😉

S’il y a bien un conseil qui est important, c’est celui-ci : agissez sur des choses que vous pouvez contrôler !
Je vais donc maintenant vous parler de ma collaboration actuelle avec mon associé développeur. Je me suis servi de ma première expérience pour améliorer l’organisation de mes relations de travail avec mon développeur.
Et j’ai ensuite trouvé un développeur à 3 heures de route de chez moi … et c’est le top !

En janvier 2019, je suis rentré en contact avec un développeur qui habite à 300 kilomètres de mon domicile. Je cherchais un associé technique après avoir externalisé le développement de mon premier produit à une agence.

A – Nous nous sommes testés

J’ai rencontré mon associé développeur grâce à mon réseau. Je ne reviendrai pas sur les conditions de notre rencontre car ce n’est pas l’objet de cet article. Bref. Avant de nous associer (ce qui est très engageant), nous avons voulu nous assurer que nous étions compatibles. Nous avons travaillé officieusement ensemble pendant près de 5 mois avant de signer officiellement ensemble. Alors OK, vous ne pouvez pas forcément tester une relation avec une agence ou un développeur pendant 5 mois. Mais l’idée ici, c’est d’évaluer au maximum votre développeur. C’est tout bête. Par exemple, en combien de temps vous répond-il quand vous lui envoyez un mail ? Comment écrit-il ? Est-il clair ? Est-il évasif ? Lorsque vous le rencontrez pour la première fois, comment le courant passe-t-il ?

Pour ma part, nous n’avons jamais échangé par téléphone depuis le début. Tout s’est fait par écrit depuis 8 mois. Et nous nous sommes vus deux fois. Une demi-journée à chaque fois. Tout simplement car nous sommes deux personnes plus à l’aise à l’écrit. Et que nous avons perçu dès nos premiers échanges que le courant passait. Nous accordons beaucoup d’importance aux procédures. Prenons le temps d’expliquer à l’autre ce que nous attendons. Demandons des clarifications lorsque nous ne sommes pas sûrs d’avoir compris…
Tout simplement, nous avons pu voir rapidement que nous étions compatibles. Je ne dis pas que vous devez absolument évaluer votre relation grâce aux mails que vous vous envoyez. Je dis simplement que c’est possible. À condition que cette méthode vous convienne. Si vous êtes plus à l’aise à l’oral, faites-le par téléphone.

Bref. Nous nous sommes testés. Nous nous sommes jugés compatibles. Et nous avons ensuite fixé un cadre.

B – Nous avons fixé un cadre et des règles

C’est une étape très importante. Si vous ne fixez pas de règles, comment pouvez-vous évaluer votre relation. Par exemple, comment pouvez-vous reprocher à votre associé de ne pas travailler assez si vous ne lui avez pas dit ce que vous attendiez précisément ? D’ailleurs, que veut dire « assez » pour vous ? Et pour lui ?

Mon développeur exerce une activité de freelance à côté de notre société. Il m’a prévenu dès le départ qu’il pourrait accorder 3 heures par jour à l’entreprise. Les règles sont fixées. Soit il travaille 3 heures par jour et je ne peux pas lui reprocher de ne pas travailler « assez ». Soit il travaille mois de 3 heures par jour. Et là, il faut qu’on parle 😉
Je vous l’accorde. Avec la distance, je ne peux pas vérifier de mes propres yeux. Mais je le vois très vite. Quand on s’envoie 10 mails dans la journée et qu’il m’envoie des liens pour tester le produit, alors ça signifie qu’il a travaillé.

Autre règle importante que nous avons fixée. Je lui ai écrit noir sur blanc le nombre de parts que je souhaitais lui proposer en échange de sa collaboration. Je lui ai bien précisé qu’il ne serait pas payé. Car je n’en avais pas les moyens. Mais en échange, je lui cédais des parts de l’entreprise que nous allons ensuite (essayer de) valoriser. Il ne peut donc pas me reprocher de ne pas le payer. Puisque nous avons été clairs l’un vis-à-vis de l’autre dès le départ.
C’est un conseil extrêmement important. Que vous cherchiez un associé, un freelance ou une agence, soyez très clairs sur les règles du jeu. Le contrat que j’avais signé avec l’agence pour mon premier produit était trop léger. Ça s’est finalement bien passé dans l’ensemble car il n’y a pas eu de litiges. Mais sachez que tout ce qui n’est pas écrit n’a aucune valeur. L’agence ou le développeur ne sait pas ce que vous avez en tête si vous ne lui dites pas.

J’avais reçu ce conseil avant de me lancer. On m’avait dit de bien cadrer les choses. Je l’avais écouté mais je ne l’ai pas forcément mis en place. Car je suis parti du principe qu’il suffisait de faire preuve de bon sens. C’est une erreur. Nous avons tous un système de croyances et de valeurs différent. Ce n’est pas parce que vous pensez quelque chose que votre interlocuteur pense la même chose.
Soyez clair et transparent.

C – Nous échangeons quasiment tous les jours

Contrairement à ma première expérience, le suivi avec mon associé est beaucoup plus soutenu. Nous échangeons tous les jours (y compris le weekend). Au départ, c’était par mail. L’écrit est un mode de communication qui nous correspond à tous les deux. Cependant, il nous faisait perdre trop de temps. En effet, quand on échange par mail, en général, on y met les formes et on évite d’en envoyer 30 par jours. Ce qui fait que nous nous envoyions de « gros pavés ».
Mais depuis peu, nous utilisons Slack. C’est un outil de communication qui fonctionne sous forme de messagerie instantanée. Vous pouvez mettre en place une chaîne Slack au sein de votre entreprise ou avec des personnes extérieures. Je vous conseille d’utiliser Slack pour communiquer si vous avez un développeur associé ou si vous travaillez avec une agence, Je trouve cet outil plus simple pour retrouver les informations et échanger. Je l’ai même mis en place avec des prestataires et des clients. Beaucoup de start-up l’utilisent.

Plus généralement, communiquer tous les jours vous permettra de vous assurer d’être sur la même longueur d’ondes et de partir dans la bonne direction. Être tenu rapidement au courant des difficultés ou des problèmes. Encore une fois j’insiste, ce qui compte, ce n’est pas la distance dans la relation de travail, c’est la communication. Mieux vaut communiquer par écrit tous les jours plutôt que de travailler côte à côte sans s’adresser la parole.

D – Quelques outils pour améliorer l’efficacité des relations de travail

Outre Slack, je vous recommande deux autres outils. Le premier est plutôt connu. Il s’agit de Google Drive. Il vous permet de stocker des documents en ligne. Pratique pour éviter les échanges de mails. Les allers retours incessants à chaque modification. Vous placez votre document sur le Drive et vous pouvez ensuite le modifier quand vous le souhaitez tout en y donnant l’accès à d’autres personnes. J’utilise Google Drive mais vous pouvez utiliser Microsoft OneDrive ou encore Dropbox.

L’autre outil que je vous conseille d’utiliser, c’est Trello. C’est un outil gratuit de gestion de projet. Au départ, avec mon associé, nous nous échangions des comptes rendus par mail une fois par semaine. Pour gagner en efficacité, nous avons arrêté de fonctionner par mail. Et nous avons maintenant une visibilité sur le travail l’un de l’autre via nos tableaux Trello. J’y inscris toutes les tâches que je dois faire et je les classe en fonction de leur avancement (à faire, en cours, fait). Et il fait la même chose de son côté. Premièrement, ça nous permet d’être mieux organisés dans notre travail personnel. Et deuxièmement, nous pouvons consulter un coup d’œil ce que l’autre a fait et ce qu’il est en train de faire. J’avoue que parfois, mon tableau n’est pas à jour. Mais le sien l’est et je le consulte très régulièrement 😉

Ce sont des outils gratuits et très simples d’utilisation. Ils sont efficaces de manière isolée et le sont encore plus si vous les cumulez.

Conclusion

J’arrive à la fin de cet article que j’ai pris beaucoup de plaisir à écrire. J’espère donc qu’il vous a plus également. Je vous félicite si vous l’avez lu entièrement 😉

J’ai essayé de mêler mes deux casquettes. Celle du startupper qui travaille avec des développeurs. Et celle du consultant qui optimise les process pour gagner en efficacité. Il s’agit donc d’un article hybride.
Permettez-moi donc pour finir de résumer cet article en quelques points clés :
Concentrez-vous uniquement sur ce qui sur important. Quand vous écrivez dans votre cahier des charges, quand vous ajoutez une fonctionnalité ou quand vous envoyez un mail, demandez-vous toujours si c’est essentiel. Vital. Si vous pouvez vous en passez, passez-vous en.
Entretenez des relations régulières avec votre développeur. Que ce soit par mail, par téléphone ou en présentiel.

Prenez vos responsabilités. Si quelque chose ne se passe comme vous l’aviez prévu, c’est de votre responsabilité. Faites en sorte de changer la situation.

Soyez clair avec l’autre partie. Exprimez précisément ce que vous attendez. Et ce qu’il se passera si les objectifs ne sont pas atteints.

Communiquez.

C’est le plus important. Donnez de l’information, du feedback à votre interlocuteur. Et je m’adresse également aux développeurs ou aux agences : donnez des informations à vos clients. Vous pouvez utiliser Slack, les mails, Trello, Google Drive. Peu importe, il est important de communiquer. La communication règle beaucoup de problèmes liés aux incompréhensions.
Pour faire écho au titre de l’article, je dirais donc que la distance ne doit pas constituer un frein dans le choix de votre développeur. Si vous contactez un freelance ou une agence, portez plus d’attention à la manière dont il ou elle travaille plutôt qu’à son lieu d’implantation.

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